Notre destin mondial en jeu

Indigne et inacceptable

Nous défendons l’idée d’une France qui tient ses promesses face aux inégalités et à la détresse humaine. Il serait contraire à notre histoire et à nos valeurs de ne pas tenir l’engament du 0,7%.

L’origine du 0,7

En 1970, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait une Résolution selon laquelle chaque pays économiquement avancé devait accroître progressivement son Aide Publique au Développement jusqu’à atteindre 0,7% de sa richesse au cours de la décennie suivante. Ce chiffre, calculé par le prix Nobel Jan Tinbergen, représente le seuil d’aide qui permet aux pays bénéficiaires de parvenir à se développer durablement.

La plupart des pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) n’ont pas tenu parole. Ils ont entériné l’objectif sans le réaliser et le réaffirment régulièrement lors de chaque conférence internationale.

Ils l’ont déjà fait

Tandis que la France, pays des droits de l’homme, porteuse de valeurs universelles, faillit à sa réputation, six pays ont déjà atteint voire dépassés l’objectif du 0,7% : le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède.

La Suède, la Norvège et le Danemark ont respecté leurs engagements entre 1975 et 1979, installant ainsi durablement une réputation incontestée d’altruisme et d’humanisme. En 2000, le Luxembourg concrétise l’esprit d’ouverture sur le monde de sa population en devenant le cinquième pays à atteindre les 0,7%, Puis, en 2013, c’est au tour du Royaume-Uni de l’atteindre suite à une puissante campagne de mobilisation citoyenne « Make Poverty History » réunissant 540 organisations. Cette campagne, la plus importante jamais menée à travers le monde contre la pauvreté, avec des marches et des concerts, a démontré l’efficacité de la pression populaire pour influer les décisions politiques.

Génération solidaire

Les études montrent que 77% des jeunes considèrent que la solidarité internationale doit être un aspect important du projet politique porté par les candidats à l’élection présidentielle.

Il serait bon qu’ils soient entendus.

47 ans de procrastination

Petite histoire d’une promesse non tenue

Depuis 1970, la France s’est engagée, maintes fois, à consacrer 0,7% de son Revenu National Brut (RNB) à l’Aide Publique au Développement (APD), sans jamais respecter sa promesse. Non seulement l’aide de la France a diminué ces dernières années, mais l’échéance fixée pour atteindre cet objectif n’a cessé de reculer.


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Assemblée générale des Nations Unies

Adoption officielle de l’objectif d’allouer 0,7% du RNB à l’Aide Publique au Développement par l’Assemblée générale des Nations Unies. La France s’engage à atteindre cet objectif avant  1975  .

Sommet de Cancun

Lors du Sommet de Cancun, la France décide de rattraper son retard et de parvenir à respecter l’objectif d’allouer 0,7% de sa richesse à l’aide au développement d’ici à  1988  .

Sommet de la Terre à Rio

Lors du Sommet de la Terre (Rio), les pays développés réitèrent leur engagement de consacrer 0,7% de leur RNB à l’APD. La France est alors favorable au choix de l’an  2000  comme date butoire.

Assemblée générale des Nations Unies

Les pays adoptent les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New-York. La France réaffirme son engagement d’atteindre l’objectif de 0,7% avant  2015  .

Conférence internationale sur le financement du développement

À Monterrey les Nations Unies renouvellent, une fois de plus, leur souhait de consacrer 0,7% du RNB à l’APD d’ici à  2015  .

G8 de Gleaneagles

Les membres européens du G8 s’engagent de nouveau à atteindre l’objectif de 0,7% RNB/APD d’ici à  2015  .

Conférence de Doha

Conférence de Doha sur les crises financières et leur impact sur le développement : les pays industrialisés réitèrent leur volonté d’atteindre l’objectif de 0,7% d’ici à  2015  .

Conférence de l’ONU sur le développement durable (Rio +20)

L’ONU reconnaît que la concrétisation de tous les engagements en matière d’APD est primordiale. Les pays développés réaffirment leur volonté de consacrer 0,7% de leur RNB à l’APD à l’horizon  2015  .

Octobre 2014

La France se dote, pour la première fois, d’une “Loi d’orientation et de programmation pour le développement et la solidarité internationale”, et fixe l’effort budgétaire national vers l’objectif de 0,7% d’ici à  2015  .

La france réaffirme son engagement lors de deux événements phares

– l’adoption à l’ONU des Objectifs de développement durable (ODD), 17 objectifs visant à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à  2030 
– la 3e Conférence internationale sur le financement du développement à Addis-Abeba

L’année du 0,7

“De 0,38% au 0,7% d’ici à 2022” telle est la demande de Printemps Solidaire aux candidats à l’élection présidentielle de 2017.

0,7%, une promesse enfin tenue ?

Pour nous assurer que la France tienne sa promesse, vieille de près de 50 ans, nous devons nous mobiliser dès aujourd’hui en vue d’inciter les candidats à l’élection présidentielle à faire de la solidarité internationale et de l’aide au développement une priorité de la politique française.

1970

1981

1992

2000

2002

2005

2008

2012

2014

2015

2017

2022

La France à la traîne

APD des pays européens en 2016 (en % du RNB)

0,38%

Depuis 2010, la France a globalement réduit son aide au développement


En tant que membre de l’ONU, 5e puissance économique mondiale selon le FMI et pays des droits de l’homme, la France ne peut pas rater le coche de l’action. Il y a un rôle déterminant à jouer, et c’est le nôtre. La France doit s’engager dès 2017 à atteindre 0,7% en 5 ans et tenir ainsi sa place pionnière en matière de financement du développement.

Données : OCDE - Nations Unies – Comission européenne – Bill & Melinda Gates Foundation – Ministère des Affaires étrangères et du Développement international – Vie-publique.fr – Global Health Advocates – OXFAM France – Réseau Francophone de l’évaluation

C’est maintenant qu’il faut agir

La présidentielle 2017 est une étape charnière. Entre la tentation du repli et la montée des populismes la France et ses leaders politiques doivent se positionner sur la vision du monde qu’ils veulent défendre.

Plus de discours, des actes

Dans le cadre d’une aide plus efficace et plus transparente, boostée par les financements innovants, les candidats à l’élection présidentielle doivent s’engager à

allouer 0,7%

du revenu national brut (RNB) à l’aide publique au développement (APD) d’ici 2022.

rendre public un calendrier

définissant la trajectoire vers cet objectif et préciser l’augmentation consentie dès le projet de loi de finances 2018.

augmenter les crédits

de la mission APD à hauteur de 10% par an et donner la priorité aux populations les plus pauvres ou marginalisées en leur consacrant 50% de cette aide.

privilégier les dons aux prêts

afin d’éviter l’accumulation d’une dette publique insoutenable pour les pays les plus pauvres.

Moi aussi

je passe à l’action